Pourquoi courir un marathon ?

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Pourquoi courir un marathon ?

L’appel du marathon relève d’une force mystérieuse pour les non initiés, mais pour d’autres cependant, le désir de se lancer un défi sur une course de 42,195 km semble la chose la plus naturelle du monde. Etudiées de plus près, ces personnes qui jugent que des baskets et une lampe frontale sont tout ce qu’il y a de plus confortable possèdent toutes un trait de caractère en commun: une détermination à toute épreuve. Oui, mais pourquoi le marathon ?

Le sport le plus accessible au monde
"Se demander "pourquoi courir un marathon ?" revient à s’interroger sur les raisons qui nous poussent à courir" estime l’anglais Martin Smith (39), qui a couru quatre semi-marathons et deux marathons. "Mettons que vous êtes une personne lambda comme moi, vous devez vous attendre à finir votre marathon en quatre heures environ. Hé bien, de nombreux autres sports prennent autant de temps. Vous pouvez très bien jouer un match de tennis pendant six heures – mais alors, pourquoi courir ? Personnellement, j’ai une famille et un travail à temps plein pour lequel je suis souvent en déplacement. La course à pied est le sport le plus facile à intégrer à mon emploi du temps très chargé parce que je peux pratiquer n’importe quand, n’importe où et de plus c’est gratuit. Contrairement au tennis, au golf ou au football, je n’ai pas besoin d’être membre d’un club, et le risque de blessure est relativement faible" affirme l’ancien joueur de rugby.

"Ensuite, en devenant un coureur régulier, le désir de se fixer un objectif plus ambitieux apparaît. La course à pied semble avoir cet effet. Peu importe les motivations initiales, les endorphines libérées pendant l’entraînement nous piègent et nous poussent à aller plus loin, plus vite. Ajoutez à cela une sensation de bien-être et une silhouette affinée, vous commencerez à mieux comprendre cette attraction.

Glossaire

Marathon:
Course longue distance de 42,195 kilomètres (26 miles, 385 yards).
Ultramarathon:
Distance supérieure au marathon. Les distances officielles varient, mais le 50km et le 100km en font partie.
Triathlon:
Course longue distance composée de trois épreuves : natation, vélo et course à pied. Les distances Olympiques sont les suivantes : 1,5km de natation, 40km de vélo et 10km de course à pied.
Ironman:
Les distances officielles sont les suivantes : 3,86km de natation, 180,25km de vélo et un marathon.

D’abord le corps, ensuite l’esprit
Une étude approfondie menée par ASICS dans sept pays européens a récemment révélé qu’en général, « la pratique du running part d’un souhait de retrouver la forme et de perdre du poids, mais se transforme ensuite en un loisir amusant et relaxant : « d’abord le corps, puis l’esprit ». Dans les sept pays, nos coureurs se sont accordés sur le fait qu’il courent d’abord pour se maintenir en forme, 54% confirmant que c’est là leur principale raison de débuter la course et 63% de continuer à pratiquer. La seconde motivation importante est la perte de poids, puisque 40% de tous les coureurs européens l’invoquent comme source de motivation.

Cette ambition n’est pas exclusivement européenne. «  J’ai commencé la course à pied il y a environ 10 ans pour perdre du poids » déclare le Sud-Africain Michael Kingston (36) qui pesait 105 kg à l’époque. « J’ai commencé par des courses de 10km, puis j’ai progressé et je suis passé à des 15km et à des semi-marathons. J’ai continué jusqu’à courir environ 20 marathons et je suis même allé jusqu’à un ultramarathon de 56km. Aujourd’hui, je pèse 72kg et ce qui au début était un défi majeur est devenu un mode de vie. Mais pour moi, aujourd’hui aussi bien qu’hier, repousser les frontières, s’améliorer en permanence, vouloir aller plus vite et tester ses limites est extrêmement jouissif. » ajoute-il.

Repousser ses limites
En effet, que l’on commence le running pour des raisons pratiques ou pour perdre du poids, il semblerait que le dépassement de ses limites personnelles soit la force absolue qui habite presque tous les marathoniens. Même ceux qui participent à des courses de charité admettent qu’ils veulent avant tout accomplir cet objectif pour eux-mêmes. Steve Ramus (35) a fait plusieurs courses de charité et s’entraîne actuellement pour son premier marathon, Londres 2010, une course à laquelle de nombreux coureurs au grand cœur prennent part. « Même quand on court pour défendre une cause, on cherche toujours à savoir si l’on peut endurer la punition physique et mentale. Mais courir pour les autres vous aide lors des moments difficiles où vous rencontrer «  le mur », car c’est une source fantastique de motivation. »

Cependant, au-delà de motivations personnelles ou d’intentions généreuses, Ramus invoque également « la libération des tensions accumulées au cours de nos journées de travail surchargées ». C’est un sentiment partagé par Patrick Kessler, 35 ans lui aussi, qui a déjà terminé 6 marathons.

« Quand vous vous entraînez pour un marathon, non seulement vous atteignez un meilleur équilibre entre votre temps libre et votre travail, mais vous bénéficiez également de l’effet relaxant du contact avec la nature », estime le directeur d’entreprise installé à Munich, reflétant ainsi les principales raisons qui poussent les Allemands à aller courir (faire du sport en extérieur), d’après l’étude commandée par ASICS. Toutefois, le jour J du marathon, la paix et la quiétude de la nature font place à l’agitation et au tumulte de la foule – un contraste qui amène une réelle poussée d’adrénaline chez de nombreux coureurs..

« Mon visage ne laisse peut-être rien transparaître, mais je remarque bien évidemment la foule et les encouragements », affirme la britannique Sarah Blancke, qui a couru le marathon de Berlin en 2005. « Les gens qui crient votre nom et les messages de soutien sont vraiment d’une grande aide. En fait, à l’approche des derniers kilomètres, les paroles énergiques d’un ami peuvent faire la différence pour atteindre son objectif.

Des marathons en guise d’entraînement
Alors, une fois la ligne d’arrivée franchie, que se passe-t-il? Tout d’abord vous vous dites « Je ne referai plus jamais ça », affirme Kessler, « et puis à peine quelques minutes plus tard, alors qu’un sentiment incroyable de satisfaction et de fierté surgit en vous, vous planifiez déjà votre prochain défi. » Pour certains, cela signifie aller au-delà du marathon. Le norvégien Mats Söder (41) participe à des marathons non pas pour le challenge, mais pour s’entraîner. Ce triathlète est un adepte des Ironmans, il court aussi des ultramarathons, jusqu’au 100km.

« J’ai pris part à mon premier Ironman en 2000 et j’ai nagé 3,8km, pédalé pendant 180km et couru 42,195km, le tout en 11h59min15sec. Mais à la naissance de mon premier enfant, j’ai eu de nouveaux engagements familiaux et c’était devenu difficile de m’entraîner. J’aurais pu me contenter de courir mais je ne considérais plus le marathon comme un challenge. C’est pour ça que je me suis tourné vers l’ultramarathon en 2003.

L’anglais Jeff Barnes (39) est passé du marathon au triathlon, non pas parce qu’il s’ennuyait mais parce que cela lui permettait de combiner trois disciplines qu’il affectionnait. « Comme j’avais toujours eu l’intention de participer à un seul Ironman dans ma vie, j’ai pensé qu’il fallait que je m’engage sur celui considéré comme le plus difficile au monde –Lanzarote – parce que je ne voulais pas avoir à regarder derrière moi en me disant que j’avais choisi la facilité ! »

C’est peut-être cette attitude d’auto-flagellation qui distingue ces adeptes de sports extrêmes du commun des mortels, mais Barnes insiste : “Je crois fermement que n’importe quelle personne en bonne condition physique peut terminer un marathon ou un Ironman. Moi meme, je regardais avant ces personnes à la television et pensais qu’elles étaient surhumaines; maintenant j’ai réussi un Ironman. Tout est dans la tête. Ne jamais abandonner.”

Quelle est votre expérience du marathon? En avez-vous couru un, plusieurs ou bien en préparez-vous un en ce moment ? Vous avez peut-être participé à un ultramarathon ou à un Ironman. Pour vous-même ou pour défendre une cause. Quelle que soit votre approche de la course longue distance, nous aimerions vraiment tout savoir de vos motivations.

Photo de Eric Bréchemier / CC BY 2.0

Commentaires

  • Max:

    Bonjour a tous.... Quels beaux récits de tous vous lire... Alors voila, pour ma part.... J'ai 26 ans, toujours pointé du bout du doigt tout au long de mes études : J'ai horreur du sport!!!!!!..... J'aime pas transpirer, j'aime pas souffrir, j'aime pas courir, et encore moins le sentiment de compétition ..... Pris de surpoid des mon enfance, cela ne facilite pas mes sessions de sports au milieu de mes camarades qui prennent grand plaisir pendant de longues années a se moquer et rigoler de moi comme le dernier des loosers..... Aimant la fete et la cigarette par dessus tout (gros fumeur), j'enchaine mes dates d'anniversaire sans jamais faire le moindre effort.... On grandit, on est dans notre 20aine.. "Moi aussi j'aimerais être beau, Moi aussi j'aimerais que l'on me regarde dans la rue, mon aussi j'aimerais arriver a faire au moins 5 minutes de sport sans cracher tous mes poumons....."... A mes 22 ans, je ne supporte plus de voir ce corps, loin d'être des pires, mais je decide de me prendre en mains...... Mes amis et famille m'encouragent mais ni croient pas vraiment... Je commence les salles de sport, les sessions de cardio, je cours 4 minutes, puis 6, puis 20, puis 30 et la c'est l'exploit !!!!! 3 années de sport se passent et la, je suis bel et bien rentré dans l'addiction que tout le monde essaye de me faire comprendre depuis des années..... J'adore le sport!!!!!, Stewart de métier, je parcours les hôtels du Monde sans jamais oublier de passer par la salle de sport, ou même, faire un footing le long des plages a travers le Monde.... Decallages horaires et longues heures de vol de rendent pas la tache facile mais je n'abandonne pas...... En 2011, année de mes 25 ans... Ca y est, le challenge est la...... Un pari avec un bon ami Parisien est fait, on fera notre premier marathon ensemble.... Mon entourage n'y croit pas leurs oreilles..... Il habite Paris, j'habite Dubai...... Nous voila le 21 janvier 2011 sur la ligne de départ de cette course mythique, réservée uniquement "aux forts, aux champions, aux athlètes, aux beaux mecs.... comme je le pensais si fort...." C'est 4h20 plus tard que je franchirai la ligne d'arrivée en larmes âpres avoir terminer un exploit jamais pensé il y a encore quelques temps: "Je suis Marathonien, j'ai couru pendant 4h20 non stop, je l'ai fais...." Quelle fierté de faire parti de "ces gens la" moi aussi.... Je me suis prouvé a moi même et a mes proches que toutes les insultes et méchancetés que j'ai entendu pendant toutes mon enfance, aujourd'hui, c'était du passé, moi aussi je peux y arriver..... La personne la plus chère au Monde a mes yeux, ma maman, est elle même tombée malade juste âpres mon premier marathon... Diagnostiquée de 2 cancers depuis l'année dernière, a chaque fois que je cours, c'est a elle que je pense, c'est pour elle que j'y vais... Elle qui n'a pas le choix que de souffrir entres différentes opérations, chimio, rayons et j'en passe...... Si elle mémé a le courage de faire tout ça, comment ne puis-je pas avoir le courage de me lever le matin et de mettre mes tennis pour tout simplement m'entretenir et m'épanouir.... J'ai couru Dubai pour une Association, a l'heure meme, toujours avec le même ami et toujours pour la même association , je prépare mon 2eme Marathon..... Nous nous retrouverons tous les 2, le 15 avril 2012 pour le Marathon de Paris..... Mon pays d'enfance, la plus belle ville du Monde a mes yeux....... Premier marathon: 2011 Dubai, 2eme marathon: 2012 Paris...... Un par an est mon but, qui l'eu crut??? En espérant que tout le Monde "remercie" la Course que moi je la "remercie"! A Bon entendeur... Bon Vent et Bonne Course :)

    Jan. 24, 2012

  • martin:

    j'ai 48 ans et je viens de faire mon 1er marathon, celui de Paris 2011. je cours depuis des années, avec des 10 et des semis au compteur. 8 semaines de préparation seul avec des blessures qui ont réduit mon plan à 8 semaines mais bon, MDP 2011 était au programme donc j'y vais avec très peu d'appréhension et beaucoup d'envie. je ne vais pas vous raconter ma course partie à 9h00 mais simplement cette sensation de joie, de liberté, de bonheur partagée avec 40000 coureurs qui fait que cela passe vite, très vite même grâce à cette ambiance extraordinaire, d'encouragement d'inconnus isolés ou en foule et d'autres coureurs qui vous font parfois oublier que vous êtes en train de courir, mais le sentiment principal, c'est l'émotion pure que ça procure, 5 fois, 6 fois j'ai eu envie de pleurer pendant la course tellement les messages que vous lisez sur les banderoles,sur les tee shirts de certains(es)son poignants!...je n'oublirai jamais cette femme qui portait cette inscription "je cours pour l'étoile de Martin"..., les enfants et adultes handicapés poussés dans leur fauteuil par des hommes et des femmes qui font un vrai don de soi. Les coureurs souffrent, s'arretent, font des étirements, marchent, repartent, s'arrêtent de nouveau, se font aider mais ne se plaignent jamais....Impossible! 13h34 je passe la ligne d'arrivée, je cherche mon épouse et mes 3 enfants( 5,7,9 ans) j'ai couru pour eux, pour ma fille cardiopathe, pour moi; j'ai pensé à mon père et très vite, le marathonien que j'étais devenu, est redevenu homme.

    Apr. 12, 2011

  • patrice ANDRE:

    25 avril 1993 j'effectuai mon premier marathon à Paris, programmé en 4h, je le terminai en 4h01 heureux mais 10 mois plus tard alors que j'avais programmé le marathon de new york, j'etais victime d'un grave accident de la circulation qui m'avait immobilisé pendant 22 mois, à la suite de quoi j'ai du me rendre à l'évidence que je ne pourrai plus recourir pour cause de problemes cervicaux. mais c'était mal me connaitre et à force de tester mes capacités sur petites distances que je terminais bien sur dans des temps plutot longs, j'ai pris le taureau par les cornes avec l'aide de ma kyné et mon rumathologue medecin du sport et malgré l'avis contraire de mon generaliste, je me suis lancé dans un entrainement en salle sur tapis afin de limiter les chocs cervicaux. commencé en mai 2010 je réussi à tenir plus d'une heure à 7.5km/h ce qui m'encourage et je me decide en octobre à m'inscrire au marathon de Paris. une fois confirmé, j'engage un plan de huit semaines avec un objectif de 5h et au vu du resultat concluant, j'opte à passer à la vitesse superieure et j'entame en janvier 2011 un plan de 8 semaines avec objectif 4h ce qui est tres dur mais assimilable et me voici arrivé à 13 jours du marathon, pret avec le souhait de le terminer entre 4h30 et 5h00. je me sent en tres grande forme et suis heureux de n'avoir été victime d'aucunes blessures; j'ai suivi à la lettre les plans d'entrainement et maintenant j'ai hate d'etre sur les champs elysees le dimanche 10 avril prochain. je sais que j'irai jusqu'au bout quoiqu'il arrive maintenant place à la course... et à tous les plaisirs que cela procure bon courage à tous patrice

    Mar. 27, 2011

  • lemercier frédo:

    Bonjour à tous! voici mon histoire... En 1995, gros fumeur (1 paquet/jour) et gros mangeur (je pesais 120kgs pour 1m88), je suis allé voir pour la énième fois mon médecin traitant qui m'a prévenu que si je ne cessais pas de fumer je risquais des soucis au niveau de la sphère ORL (j'étais souvent malade à ce niveau) et si je ne me décidais pas à me mettre au régime j'allais droit vers un infarctus pour mes 40 ans... Inutile de vous dire que je suis sorti de son cabinet liquéfié... Je n'ai pas attendu pour aller voir une diététicienne pour que je puisse perdre, pour commencer, 10 kgs et de voir par la suite pour continuer à maigrir, régime que j'ai suivi à la lettre et qui m'a fait perdre 12 kgs tout cela en 6 semaines. Bien sur j'ai arrêté de fumer même si pour moi j'en ai bavé mais grâce à l'aide de mes proches je suis descendu jusqu'à 90kgs et j'avais vaincu le tabac! en 1997, après avoir bien perdu j'ai décidé de me remettre au sport, pour raffermir un peu mon corps je me suis mis à la musculation et pr continuer à perdre de la masse graisseuse, je me suis mis à la course à pieds, au début je courrais 20 mns et petit à petit je me mettais des défis, à savoir courir 30 mns puis 45 et enfin 1h sans s'arrêter, chose que je croyais impossible à l'époque. Un ami m'a proposé un jour de prendre pour la 1ère fois un dossard pour un 10kms, j'ai passé la ligne d'arrivée avec fierté, content d'avoir réussi à faire un 10 bornes. Puis des 10 kms je suis passé aux courses de 12, puis 15 et en 2005 mon objectif: un semi marathon. Après m'être entrainé pour faire celui de Rouen je l'ai fini avec un brin d'émotion je n'en revenais pas j'étais "cassé" mais heureux. Après plusieurs semis marathons, en 2009 avec un copain on a passé la vitesse supérieure...Le Marathon! et quel plus beau marathon en France que celui de Paris? Encore une fois, après m'être entrainé sérieusement, nous nous sommes présentés sur les Champs Elysées avec une envie de le finir coute que coute de le finir. Nous nous sommes positionnés dans les derniers pour être surs de ne pas partir trop vite et essayer de faire les 42.195kms en négative Split, mais quelle émotion de voir tout ce monde! 4h12 mns a été mon premier chrono sur un marathon et pour la première fois je franchissais la ligne d'arrivée en larmes tombant ds les bras de mon pote lui aussi pleurant comme un gosse. Aujourd'hui après quelques marathons le plaisir est toujours là et il le sera toujours, je suis accroc à la course à pieds. Ne me demandez pas pourquoi j'aime courir, vous qui me lisez et qui pratiquez êtes les seuls à me comprendre, il faut découvrir le plaisir de courir pour comprendre pourquoi on va au bout de nous mêmes, quitte à souffrir Bons footings à vous et vive le sport Frédo

    Aug. 13, 2010

  • germain:

    Bravo Gian et aussi les autres. J'ai commencé à courir il y a un an et demi pour perdre le petit ventre qui se met à pousser à l'approche de la quarantaine . Bien que je ne sois pas à plaindre (1m88 pour 77kgs) je n'ai jamais été musclé des abdos , ça m'a toujours un peu complexé. J'ai commencé à courir 3 fois par semaine d'abord 1/2h puis rapidement 45min et 1h 1H15. Au bout de quelques mois (juin 2009 ) ,gros coup de flemme : je n'ai plu couru pendant 2 semaines. Alors je me suis dit qu'il me fallait un objectif et je me suis lancé le défi du marathon . J'ai choisi celui de Nice-Cannes (magnifique tout au bord de la mer pour finir sur la croisette). J'avais à peine 5mois pour me préparer . J'ai trouvé un site très sérieux : "athlète-endurance " qui propose plein de plans d'entrainement pour tous types de course et tous les niveaux. Et j'en ai parlé à tout le monde autour de moi comme ça je me suis dit : si tu le fais pas t'auras l'air d'un con. J'ai trouvé la préparation facile au début et puis rapidement c'est devenu difficile notamment les séances de fractionné ou les sorties longues de plus de 2h avec des accélérations . Mais le jour de la course j'étais en pleine forme bien que n'ayant pas beaucoup dormi. nous étions 10400 au départ. J'ai franchi la ligne d'arrivée au bout de 3h35 d'effort , temps bien au delà de mes espérances lorsque j'avais décidé de courir la distance mythique. J'en avais les larmes aux yeux lorsque j'ai franchi la ligne , j'ai levé les bras comme si j'avais gagné la course . Et puis j'ai attendu mon meilleur ami que j'avais décroché vers le 25e km . il est arrivé 30 min après moi il a rencontré le fameux "mur" au 30è km et a fini au courage après avoir failli abandonner au 35e tellement il avait mal aux jambes. A sa place je ne sais pas si j'aurais eu le mental pour finir. Du coup je vais le refaire cette année avec bien sur pour objectif de faire mieux. Courage à tous les futurs marathoniens . Germain

    Jul. 09, 2010

  • bailly karine:

    je trouve ces récits superbes et palpitants car ils me font revivre les quelques courses à mon actif. Oh pas grand chose, deux semi, trois X10kms et une participation au marathon Paris 2008 mais si novice que je me suis arrêtée au bout du 24è kil...frustrant je dois dire mais j aurais ma revanche. j'ai dû mettre tout en stand-by pour raison perso mais compte m'y remettre vite, car : CA ME MANQUE EXTREMENT. je pense à tous ces coureurs qui vont prendre la ligne de départ le 11 avril à Paris et vous encouragerez depuis ma TV en attendant d y etre ! bien sportivement karine

    Apr. 06, 2010

  • burnichon .dominique :

    je suis sportif dans l ame et je cours depuis des decades les 10 kms semi marathons 20 kms et certaines courses regionales montagneuses de ma region et bien sur c est toujours avec joie et bonheur que je prends chaque fois le depart de ces courses en me disant que j ai la grande chance de pouvoir y partciper . je vais prendre à nouveau et avec grand plaisir le depart du marathon de PARIS 2010 dans quelques jours apres un entrainement specifique de 10 semaines en partant dans l inconnu malgré tout car ce type de course reserve beaucoup de surprises et c est la que le mental doit etre costaud et on en ressort encore plus fort et humble . votre article est tres interessant et il resume exactement les sensations physiques et mentales que l on ressent .felicitations aux organisateurs du MARATHON DE PARIS 2010 et aux benevoles et une pensée à tous ceux qui malheureusement voudraient courir et ne peuvent pas . bon marathon 2010 à tous. bien sportivement . categorie VH3 .meilleur temps marathon de PARIS 4h 28 11.

    Apr. 03, 2010

  • Laurent Bouteille:

    Merci pour ces beaux témoignages. Depuis mon premier marathon de Paris réussi en 2008, je ne pensais qu'au prochain et ce sera celui de cette année (MDP 2010). Les soucis de santé, les blessures de sur-entraînement, je connais bien. Mais le plaisir de courir à l'entrainement dans la nature (ce matin, je suis passé à 1 mètre d'un héron sans le déranger) et de se retrouver dans les courses au milieu des coureurs qui ont la même passion, ce n'est vraiment que du bonheur. Les autres courses : cross, courses vertes (course du sanglier en particulier), semi-marathon, 10km sont vraiment sympas mais le marathon a une saveur particulière car il s'agit là d'aller au-delà des limites du corps humain car passé le km30, le commun des mortels puise dans ces ressources physiques et mentales et c'est là que cela devient interessant. Je pense que cette course se prépare de longue date dans la tête et à l'entrainement pour la terminer dans de bonnes conditions (un an avant avec 3 sorties par semaine, puis une préparation spécifique en 8 ou 12 semaines avec 4 sorties par semaine) Je mesure parfaitement la chance que j'ai de pouvoir faire cette course et je souhaite à tous les coureurs de bons moments de course à pied. Sportivement Laurent.

    Mar. 28, 2010

  • Veynachter nicolas:

    C'est un très beau récit. Je commence seulement les longues distances. Je n'ai fait que 16 km en 1h40, je me sentait bien mais des douleurs aux genoux m'ont forcées d'arrêter, cela dit je ne désespère pas de pouvoir courir un marathon un jour. Bonne continuation pour votre prochain marathon. Amicalement. Nicolas.

    Nov. 08, 2009

  • Gian pietro:

    J'ai 3 semi à mon actif et un marathon, celui de NY couru l'an dernier. J'ai toujours aimé la course à pieds et il y a quelques années, je courais entre 60 et 70km par semaine, uniquement dans le but de garder la forme. A l'époque je ne faisais pas de compétition, je chaussais mes asics après le boulot et avalais un peu de bitume histoire de me vider la tête. Un jour, un coéquipier pongiste avec qui je discute me dit qu'il va participer au marathon de NYC; c'était en septembre 2007. Je me dis alors ''et pourquoi pas moi?? Après tout, la course à pieds j'aime ça". Même si je n'avais jamais pris part à aucune course, je me suis lancé le défi de courir ce qui constitue peut être le plus dur des marathons (en tout cas c'est un des plus difficiles). Inscription auprès de l'AFCF, le plus tôt possible pour être sur d'avoir un dossard pour l'édition 2008. Une fois l'inscription confirmée, il était trop tard pour faire marche arrière. De septembre 2007 à mai 2008 je me suis entraîné 4 fois par semaine, alternant travail d'endurance, vitesse, sorties longues. A chaque sortie, je visualisais mon objectif, j'imaginais le départ et surtout la ligne d'arrivée; à chaque fois que j'avais un coup de moins bien durant les entraînements, je pensais à NY, à ce défi que je m'étais lancé et cela m'aidait à aller toujours plus loin. A chaque fois, à l'issue de l'entraînement, je savais que je m'étais rapproché un peu plus de l'échéance. Ma préparation n'a pas été facile. En décembre, je contracte une tendinite du tendon d'Achille; 4 semaines d'arrêt. Je reprends doucement après cette interruption forcée avec l’objectif de participer à un semi au mois de mai. La préparation se passe bien jusqu'à la course; je termine aux alentours d'1h45 (c'était mon 1er semi) mais me blesse. Diagnostic : pubalgie. J'essaie de soigner cette blessure avec des séances de kinésithérapie et d'ostéopathie mais rien n'y fait; la "blessure" ne passe pas. Alors je dois me résoudre à ne plus courir dans l'espoir que la guérison arrive. Entre mai et novembre 2008, je n'aurais couru que quelques fois (peut être 10 fois en tout) et tout le travail fait auparavant n'aura bien sur servi à rien. Septembre 2008 : je participe au semi-marathon de Lille et je termine en 1H59 et des brouettes. Je me demande bien sur si je dois aller à NY, si je n'y vais pas cette année, ça n'est que partie remise. Mais je suis si près du but que je décide d'y aller, quitte à ne pas terminer. Dimanche 2 novembre, ça y est, c'est le jour J. Réveil à 4H pour prendre le petit-déj puis départ pour le pas de départ; nous sommes près de 40.000 à n'attendre qu'une chose : que le départ soit donné et qu’on puisse fouler le Verrazzano. Je fais partie de la seconde vague de coureurs pour qui le départ à lieu à 10h00. Depuis 6h que j'attends, l'adrénaline a monté, je suis comme un enfant au moment du coup de pistolet et je n'en reviens pas de faire mes premières foulées de marathonien ici à NY, une ville que je connais bien. La course est fabuleuse, je pense qu'il faut le vivre pour le croire; les gens qui t'encouragent, t'appellent par ton prénom si tu l’as écris sur ton tee-shirt ; les groupes de musique jouant rock, hard, gospel, ou du funk tout au long du parcours, cette liesse indescriptible qui te porte, te pousse à aller au bout de l'effort. Grâce à tout ça, j'ai pu aller au delà de la souffrance physique que j'ai ressentie à cause du manque d'entraînement..... « J'ai été bien » jusqu'au km 27 (tout est relatif bien sur) et ensuite ce fut l'enfer. Mais l'enfer peut être également "jouissif" car j’ai réussi à dépasser ses limites physiques et mentales pour boucler ces 42km195. Et même si j'en ai bavé pour terminer les 15 derniers kilomètres, une fois la ligne d'arrivée passée, je n'avais qu'une seule envie : recommencer. Je termine mon premier marathon en 4h52 avec l'immense satisfaction d'avoir relevé le challenge personnel que je m'étais lancé. Comme tous ceux qui ont passé la ligne d'arrivée, j'ai eu droit à ma médaille et à ma photo comme les pros. A plusieurs reprises je me suis retourné sur la banderole de la ligne d’arrivée n’en revenais pas d’avoir accompli ce qui est pour moi un exploit. De retour à l’hôtel ou ma compagne m’attendait, j’ai droit bien sur à des félicitations. Et aussi à cette question : « courir oui, mais pourquoi 42.195km ??? » Je me prépare actuellement pour un second marathon. (Pardonnez-moi si ce récit est trop long). Gian

    Oct. 30, 2009

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